En bref, quelques faits sur la maladie de Lyme

  • La diversité des souches est plus élevée au Canada qu’on ne le pensait (Ogden et al 2011).
  • Il est nécessaire que les cliniciens détectent avec vigilance les cas humains de maladie de Lyme sur l’ensemble du territoire canadien (Ogden et al 2009).
  • L’Agence de la santé publique du Canada considère que le risque de contracter la maladie de Lyme au Canada est faible mais en hausse (Ogden et al 2009).
  • Une sérologie, tout particulièrement à un stade précoce de la maladie ne sera guère informative (Aguero-Rosenfeld et al 2005). On a démontré qu’une évasion immunitaire par glissement antigénique se produisait dans les cas de maladie de Lyme (cf. Bankhead et Chaconas 2007, Coutte et al 2009, Rupprecht et al 2008).
  • Le traitement est laissé à la discrétion du clinicien si celui-ci pense être en présence d’un érythème migrant borrélien (CPHLN 2007).
  • Un traitement précoce est essentiel si l’on souhaite obtenir des résultats optimaux (cf. directives de l’IDSA, directives de l’ILADS, directives de la Deutsche-Borreliose Gesellschaft).
  • Au Canada, les cas de maladie de Lyme ont commencé à être signalés à un niveau national en 2010. Selon les données américaines, la plupart des cas américains se trouvent dans les états qui bordent les provinces canadiennes.
  • Le risque de contracter la maladie de Lyme est beaucoup plus élevé en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, en Ontario, au Québec et au Manitoba. Les oiseaux migrateurs dispersent les tiques sur l’ensemble du territoire canadien (cf. Scott et al 2001, Morshed et al 2005, Scott et al 2008, Scott et al 2010, Brinkerhoff et al 2011). Par conséquent, il est possible de contracter la maladie de Lyme dans toutes les provinces canadiennes. Les zones à risque précises varient chaque année d’une région à une autre car la répartition des tiques reste imprédictible.
  • Dans l’ensemble du Canada, une réponse sérologique apparaît chez les chiens (Villeneuve et al 2011). Les co-infections complexifient les symptômes et le traitement de la maladie de Lyme (cf. DosSantos et Kain 1998, Rawling et al 2009).