Croyances erronées sur la maladie de Lyme

Myth:
La maladie de Lyme chronique disparaîtra naturellement au fil du temps.
Truth:
Rien ne prouve que la maladie de Lyme puisse disparaître de l’organisme sans traitement.
Myth:
Il est impossible de contracter la maladie de Lyme en hiver.
Truth:
La tique du chevreuil vit deux ans et peut survivre dans des climats très froids. Bien que les taux d’infection chutent en hiver – principalement parce que les personnes passent moins de temps à l’extérieur – il reste possible de contracter la maladie de Lyme tout au long de cette saison.
Myth:
Toutes les personnes atteintes de la maladie de Lyme présentent un érythème migrant.
Truth:
Bien que les rougeurs soient fréquentes, seuls 30% des patients atteints de la maladie de Lyme signalent avoir des rougeurs et seuls 9% d’entre eux présentent un érythème migrant classique.
Myth:
Il n’y a pas lieu de traiter la maladie de Lyme chronique puisque l’état des patients ne s’améliore guère.
Truth:
Il n’y a rien de plus faux. En modifiant légèrement leur mode de vie, la plupart des personnes peuvent retourner au travail et poursuivre leurs activités. La maladie de Lyme reste l’une des maladies chroniques les plus soignantes.
Myth:
J’ai fait un test de dépistage de la maladie de Lyme dans un laboratoire provincial mais les résultats étaient négatifs. J’en conclus que je n’ai pas la maladie de Lyme.
Truth:
En fait, c’est faux. Les données indiquent que les méthodes de dépistage de la maladie de Lyme ne sont pas fiables au Canada.

Les résultats d’analyses faussement négatifs sont courants, tout particulièrement à un stade précoce de la maladie. Les anticorps se développent lentement, ce qui explique pourquoi les analyses effectuées en phase précoce ne repèrent pas la présence de la bactérie.

Myth:
Le dépistage de la maladie de Lyme est excellent au Canada.
Truth:
Il n’existe aucun dépistage universellement reconnu pour la maladie de Lyme. Chaque analyse médicale a ses avantages et ses désavantages. Mais dans l’ensemble, le dépistage de la maladie de Lyme n’est pas vraiment fiable au Canada.
  • La maladie de Lyme se caractérise par un glissement antigénique, ce qui explique pourquoi l’analyse des anticorps n’est pas toujours efficace.
  • Les analyses PCR sur fluides et sur tissus sont inexactes car la maladie de Lyme quitte le sang très tôt. Les biopsies de tissu ne sont efficaces que si elles sont effectuées sur la partie extérieure de l’érythème migrant. Malheureusement, de nombreuses personnes ne prêtent pas attention à ces rougeurs indolores et ne saisissent pas l’occasion de faire cette analyse.
  • Le test Elisa sur cellules entières présente le désavantage du bruit de fond. Un faible rapport signal/bruit sera perdu.
Myth:
Il est impossible qu’un patient soit atteint de la maladie de Lyme s’il n’a pas l’air malade.
Truth:
Tout comme c’est le cas avec d’autres maladies, il est possible d’être très malade sans présenter le moindre signe extérieur de maladie. Un faible niveau d’énergie et un dysfonctionnement neurologique et cérébral n’altèrent souvent pas l’apparence d’une personne. La famille et les amis sont parfois peu indulgents avec les malades tout simplement parce qu’ils ne semblent pas souffrants.
Myth:
La maladie de Lyme est la “maladie du jour”.
Truth:
Faux. La maladie de Lyme est une maladie grave et si l’on ne tient pas compte de ce problème endémique, davantage de maladies chroniques apparaîtront. Ceci entraînera un coût sur le plan affectif et économique.
Myth:
Les défenseurs de la maladie de Lyme sont « anti-science ».
Truth:
Les chercheurs qui travaillent sur la maladie de Lyme préconisent une analyse plus complète, plus ouverte et plus transparente de la maladie ainsi qu’une réévaluation continue des directives au fur et à mesure que de nouvelles données apparaissent.
Myth:
Les tiques infectées par la maladie de Lyme ne vivent que dans les zones rurales du Canada.
Truth:
La maladie de Lyme est répandue sur la plupart du territoire canadien. Bien que cette maladie se rencontre davantage dans les zones rurales, les habitants des zones urbaines sont aussi exposés à un risque d’infection.